Toute position raisonnable dans cette nouvelle phase de conflit fait que l’on ne peut que condamner Hamas d’avoir tiré et de tirer des roquettes sur Israël et sa population. Et l’on ne peut que condamner Israël pour la violence de sa riposte, le non-respect de la vie de centaines de civils, des hôpitaux et des bâtiments officiels de la presse ou de l’ONU.
Au moment où les Européens, avec le président Egyptien, finalisent un plan de paix, au moment où enfin Israël et le hamas déclarent vouloir mettre un terme à cette période armée, on ne peut que constater que tout cela est un énorme gâchis qui continue.
À ce jour et devant l’histoire, il n’y a aucun vainqueur. Et Sûrement la violence en réponse à la violence n’engendrera aucun vainqueur. À coup sûr la victoire sera commune ou ne sera pas.
Pourtant tout est assez lisible. Hamas a entamé une agression à un moment ou les Etats-unis sont en pleine transition politique et donc peu à même de réagir. Hamas a attaqué à un moment où il est important pour lui de déstabiliser le pouvoir palestinien en place. Et Israël qui ne voulait pourtant pas accorder au hamas une reconnaissance politique, a sans doute obtenu l’effet inverse en obligeant le monde à discuter, même indirectement, avec lui. Et ainsi le hamas qui puise sa force dans la fragilité des victimes et dans le culte du martyr sort sûrement renforcé de ce conflit.
Israël voulait démontrer sa force de persuasion militaire. L’objectif est-il atteint ?
Israël voulait interdire l’utilisation des tunnels soupçonnés de servir à l’arrivée des armes du hamas, seule une moitié semble condamnée. Pour combien de temps ?
Israël voulait arrêter le tir de roquettes et il n’a jamais cessé.
La seule leçon à tirer, qui n’est sûrement pas nouvelle, est qu’il faudrait réduire à néant le pouvoir des extrémistes palestiniens, trop souvent à l’origine de ces conflits. Et pour ce faire existe-t-il d’autres solutions que d’offrir aux populations palestiniennes des conditions de vie respectables ? Peut-on envisager que les haines s’atténuent avec des approvisionnements limités en alimentation et en médicament et une telle pauvreté ?
Puisque voilà maintenant 10 ans ou presque que la reconnaissance mutuelle des états Palestiniens et Israélien semble possible, la prochaine étape n’est-elle pas d’aider les populations de la bande de Gaza à retrouver dignité à travers des conditions de vie acceptables ? Cela priverait les extrémistes de leurs arguments premiers.
Fort à parier que cette proposition ne soit pas du goût d’Israël, pour des bonnes raisons de sécurité des populations. C’est pourtant dans cette voie et avec toutes les garanties nécessaires fournies à Israël que le monde doit travailler, et notamment les Etas-Unis, son allié historique, à qui Israël demandera forcément toutes les garanties avant toute initiative.
L’histoire nous démontre que l’irrespect mutuel n’a jamais été une garantie de paix.
Sur cette valeur là aussi Barack Obama devra démontrer rapidement sa capacité à mettre une nouvelle énergie en marche.
lundi 19 janvier 2009
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